5 conseils pour un mode de vie plus éco-responsable à Tokyo

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Lorsque l’on s’installe dans un nouveau pays ou une nouvelle ville, cela peut parfois prendre un peu de temps pour prendre ses marques et réussir à mettre en place sa transition écologique, notamment à cause la barrière de la langue.

Voilà donc 5 conseils, qui vont vous permettre de mieux comprendre le mode de vie japonais et de vous lancer lors de votre arrivée à Tokyo.

Astuce : Vous pourrez également consulter nos articles pour faciliter votre installation dans la rubrique s’installer.

Si vous êtes de passage à Tokyo, les grands principes de cet article vous intéresseront aussi. Vous pouvez également consulter l’article Eco tourisme au Japon : Kit de survie .

Conseil 1 – Boire l’eau du robinet

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Evitez de prendre des bouteilles au distributeur ! © Vivre à Tokyo

L’eau est potable partout au Japon (sauf en cas d’indication contraire bien entendu), il n’est donc pas nécessaire d’acheter des bouteilles en plastique. Non seulement c’est la bonne chose à faire pour la planète (même si 85% des bouteilles en PET sont recyclées au Japon, les ressources nécessaires pour la collecte, le recyclage, etc. ne sont pas négligeables), mais en plus, c’est meilleur pour votre santé. En effet, une étude faite par l’association Orb Media en 2018 a montré qu’il y a deux fois plus de micro-plastiques par litre dans l’eau en bouteille que dans l’eau du robinet.

Lors de vos déplacements, prenez toujours votre gourde avec vous. Il est parfois tentant de prendre une bouteille au distributeur. Passez votre chemin !

Vous pouvez ensuite utiliser l’application MyMizu pour trouver des points d’eau ou bien remplir tout simplement votre gourde à la carafe des restaurants par exemple.

Conseil 2 – Manger local et éviter les produits importés

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Fruits et légumes d\’automne au Japon © Vivre à Tokyo

Lorsque l’on voyage ou que l’on s’installe dans un nouveau pays, il est important d’adapter ses habitudes alimentaires à la culture locale. Les produits importés, dont certains sont très à la mode, comme l’avocat, nécessitent beaucoup de ressources pour être acheminés vers d’autres pays.

D’autre part certains aliments importés proviennent parfois de pays où les régulations sur les OGMs et autres additifs alimentaires ne sont pas toujours bien contrôlées. C’est pourquoi il est important de faire attention à la provenance des aliments que l’on consomme.

Voici nos articles à propos des produits de saison :

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Les fruits et légumes au Farmer’s market – Tokyo © Vivre à Tokyo

Lorsque vous faites vos courses en supermarché, vous pourrez généralement lire sur les panneaux ou étiquettes, la provenance des aliments que vous achetez ou tout simplement poser la question au commerçant.

Ci-dessous certains des termes les plus couramment utilisés et ce guide pour plus d’information sur la lecture des étiquettes.

…県産 (kensan) : Produit dans la préfecture de …
原産地/原産国 (gensanchi/gensankoku) : Produit / Fabriqué
日本/国産 (nihon/koku san) : Fabriqué au Japon
中国産 (chuugoku san) : Fabriqué en Chine Made in China
米国/アメリカ産 (beikoku / amerika san) : Made in America

Même si les boutiques en vrac ne sont pas encore largement implantées au Japon, il est possible d’acheter certains aliments en vrac comme le riz, les nouilles, les fruits et légumes, la miso, le tofu, la viande et le poisson par exemple. Pour cela, soyez à l’affut des petits primeurs ou petits commerçant souvent situés dans les shotengais ou les petites rues commerçantes disséminées un peu partout dans la ville. En échangeant quelques mots avec le commerçant, il acceptera généralement d’utiliser vos contenants. 

Pour refuser un sac plastique tout en étant poli, vous pouvez annoncer gentiment : “Kekko desu. Fukuro wa iranaï”.

Conseil 3 – Privilégier les produits bios

Les produits bébé et gluten free de l'épicerie Crayon House, Omotesando, Tokyo
Les produits bébé et gluten free de l’épicerie Crayon House, Omotesando, Tokyo © Vivre à Tokyo

Les produits biologiques ne se trouvent pas si fréquemment au Japon mais ce n’est pas impossible. Pour en acheter, il y a plusieurs options. Tout d’abord, les quelques supermarchés ou petites épiceries bio, ou encore le marché de l’ UNU le weekend à Tokyo. Cependant, ces produits sont souvent emballés dans du plastique.

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Il est aussi possible de commander des produits bios en ligne, via des coopératives japonaises comme Radish Boya, Seikatsu Club ou encore des boutiques en ligne comme iHerb, mais toujours avec ce problème de suremballage.

Pour éviter cela, on peut prendre contact directement avec des producteurs et de se faire livrer les fruits et légumes chez soi. Pour la région de Tokyo, Organic Farm Suzuki est une excellente option. Cela fonctionne comme le système des AMAPs en France et l’on reçoit un colis de taille prédéfinie avec les légumes récoltés à ce moment là par le cultivateur. Il est également possible dans le mail de commande de demander à ce que les produits soient livrés sans emballage. Cela permet de les recevoir simplement recouverts de papier journal pour éviter qu’ils ne s’abiment durant le transport.

Pour vous aider dans vos achats, voici ci-dessous les différentes classifications des fruits et légumes :

自然農法 : agriculture naturelle (similaire à la permaculture)
有機・オーガニック: agriculture biologique, certification JAS (Japan Organic Agricultural Standards)
無農薬 : sans pesticides mais non certifié
減農薬 / 特別栽培 : utilisation réduite de pesticides, certification « culture spéciale » 特別栽培
有機 : utilisation de pesticides

Conseil 4 – Limiter et diminuer la consommation de viande et produits laitiers

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Le fabricant de Tofu de Yoyogi-Uehara © Vivre à Tokyo

L’élevage et la production de soja pour nourrir le bétail sont responsables de la déforestation. À titre d’exemple, 63% de la destruction de l’Amazonie est imputable à l’élevage bovin ou encore 80% du soja importé en France est destiné à nourrir le bétail (source : L214).

Passer à un régime végétarien ou végan ou tout du moins réduire notre consommation de viande a un réel impact positif sur le réchauffement climatique. Faire la transition au Japon n’est pas toujours évident mais pas impossible non plus surtout lorsque l’on cuisine chez soi.

Au restaurant, c’est parfois un peu compliqué car, même si les japonais ne mangent pas forcément de grosses quantités de viande à chaque repas, il y en a toujours un peu et notamment dans les bouillons. Pour ce qui est des choix de restaurants, la plupart ne proposent pas d’option végétarienne. Donc pour un repas végétarien, orientez-vous vers la cuisine traditionnelle bouddhiste (shôjin ryôri), les restaurants spécialisés en natto, tororo ou tofu, ou encore les restaurants indiens. Pour vous aider à trouver des restaurants végétariens ou végétaliens à Tokyo, vous pouvez utiliser l’application Happy Cow.

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Conseil 5 – Faites attention à votre consommation d’eau et d’énergie

L’eau et l’énergie sont des denrées précieuses dont il faut limiter le gaspillage. Au delà des conseils typiques comme éteindre les lumières lorsque l’on sort d’une pièce, de ne pas laisser couler l’eau du robinet, d’éteindre les appareils électroniques lorsqu’on ne les utilise pas (attention éteindre, ne signifie pas mettre en veille), supprimer les messages de sa boîte électronique, vous trouverez ci-dessous nos petits conseils adaptés à la vie japonaise.

Si vous avez des toilettes à la japonaise, installez un petit porte-savon et une serviette pour vous laver les mains avec l’eau qui remplit la chasse d’eau. Vous pouvez également couper le chauffage du jet d’eau du washlet et éteindre la fonction siège chauffant qui consomme de l’énergie pas forcément indispensable.

En hiver, il peut faire froid et humide au Japon et les logements ne sont pas toujours très bien isolés. En général, la température moyenne idéale d’un logement est de 19 degrés en journée s’il est occupé et 16 degrés la nuit ou en cas d’absence. Chaque degré supplémentaire correspond à 7% de consommation en plus (source : ADEME). Si vous avez un peu froid, quoi de mieux que de vous laissez tenter par un kotatsu !

En été, mettre la climatisation au minimum est déconseillé, pour l’impact que cela peut avoir sur l’environnement mais aussi votre santé, car les différences trop importantes de températures favorisent les coups de froids. Il est recommandé de respecter un écart de 7 à 8 degrés au maximum entre la température extérieure et intérieure. Cela est à respecter même lors des grosses chaleurs d’été au Japon. Pour optimiser le refroidissement de votre logement, pensez à bien fermer les rideaux la journée et à ventiler les pièces lorsque la température s ‘adoucit, par exemple pendant la nuit (surtout n’oubliez pas la moustiquaire !).

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Pour terminer, la ville de Tokyo est une ville très agréable à arpenter à pied ou en vélo entre octobre et mai. Alors n’hésitez pas ! Pour les plus long trajets dans la ville, les transports en commun sont très bien organisés.

A noter également si vous devez vous déplacer au Japon, trois Pass dont nous bénéficions en tant que résidents et touristes : Trois Pass de train pour voyager autour de Tokyo

Si vous êtes un touriste et que vous prévoyez de faire un long trajet en train, il sera intéressant d’acheter un Japan Rail Pass.

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Cet article a été rédigé avec l’aide de Hélène Queguiner, animatrice du Podcast “Voyageurs de demain” et fondatrice de Mottanai Transition, qui accompagne les expatriés et les entreprises dans leur transition écologique.

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