Tokyo vu par Wiktor Staniecki, photographe amateur… de Tokyo !

kachidoki photos de Tokyo copyright wiktor staniecki
Kachidoki, Tokyo © Wiktor Staniecki

Nous avons rencontré Wiktor Staniecki, photographe amateur, qui s’est pris de passion pour Tokyo et tout ses contrastes. Nous avons voulu découvrir qui se cachait derrière ces photos de Tokyo.

Pourquoi Tokyo ? 

Lorsqu’il a été question d’une expatriation à l’étranger avec mon épouse et mes enfants, nous avions plusieurs possibilités. Nous nous sommes dits : quitte à être dépaysés, prenons un pays où le changement est total ! Il faut tout de même ajouter que nous étions déjà fascinés et attirés par le Japon.

La photo, c’est une passion …de toujours ? 

Oui en général, je suis une personne visuelle, les images, les graphismes me parlent. J’ai commencé à prendre des photos vers 16 ans, mais rien de sérieux.  Après mes études, je me suis acheté du matériel et là j’ai commencé une période d’expérimentation, au niveau de la lumière, des sujets etc…  J’ai même fait des films jusqu’au moyen format. Puis j’ai pris la photo de plus en plus au sérieux et surtout depuis que je fais des photos de Tokyo.
Ici comme je suis privé de ma passion du travail du bois, je dédie entièrement mon temps à ma passion pour la photographie.
J’essaye d’avoir mon appareil photo tout le temps. Au début je transportais vraiment beaucoup de matériel, mais ce n’est pas pratique. Maintenant j’ai réduit, j’ai un plus petit appareil photo pour faire des “street photography”, ou des photos de voyage. La qualité est largement suffisante sans d’énormes objectifs. A l’inverse pour mon projet de photo culinaire là j’utilise encore beaucoup de matériel.
Yurakucho photos de Tokyo copyright wiktor staniecki
Tokyo by night © Wiktor Staniecki

A Tokyo, comment trouves-tu tes inspirations ? Un quartier préféré ? Une heure de la journée ? 

Il y a tellement de choses nouvelles à Tokyo, tellement de différences qui m’inspirent, c’est fascinant !

Tokyo c’est la ville des contrastes. Il y a des endroits qui sont très modernes, proche de la science-fiction et parfois au milieu de cette ville futuriste, on trouve encore des maisons en bois d’une autre époque.

Pour prendre des photos de Tokyo, j’adore Yanaka, et Kappabashi, qu’on retrouve beaucoup dans mon projet Tokyo Wall Art. J’entends souvent dire “c’est le vrai Tokyo”, comme dans le passé. Ce sont plutôt des petites maisons et des petites ruelles, où la vie tourne plus doucement qu’à Shibuya. J’aime aussi beaucoup la ville futuriste, comme Odaiba. Surtout la vue de la skyline de Tokyo la nuit, c’est vraiment impressionnant, et le Rainbow Bridge. Et également Kachidoki, près de Tsukiji, car il y a beaucoup de constructions nouvelles dans ce quartier. La sécurité en ville joue également un rôle. Je sors à n’importe quelle heure de la nuit avec tout mon matériel sans me poser de question.

Je fais des photos de la ville mais aussi beaucoup de femmes et d’hommes en kimono. Au Japon au même moment il peut y avoir un shinkansen et des gens qui portent des habits traditionnels. En Europe cela n’existe plus en dehors des fêtes.

Comme la plupart des photographes, je vais dire que mon moment préféré pour prendre des photos, c’est environ une heure et demie avant le coucher du soleil, et 40 min après le coucher du soleil, les fameuses “golden hour et blue hour”. Et puis le matin mais ici c’est trop tôt, je n’arrive pas à me lever ! Au Japon on peut prendre des photos toute l’année sauf l’été. Il y a trop de luminosité, l’air n’est pas clair à cause de l’humidité et pourtant c’est là qu’il y a les plus beaux matsuris.

Peux-tu nous parler du projet « Tokyo Wall Art » ? 

La genèse du projet Tokyo Wall Art ? J’ai été frappé en arrivant ici par le “bazar” qui règne sur la plupart des murs : des câbles, des fils électriques … Alors que normalement le Japon c’est propre, bien organisé. Cette dichotomie me fascine. Et comme j’adore les graphismes, le design, observer les lignes, ces façades japonaises m’attirent.

Dans Tokyo Wall Art ce sont des endroits qui sont peut-être méconnus pour des gens à l’extérieur de Tokyo. Je ne m’imaginais pas Tokyo comme ça. Il y a quand même encore beaucoup de traditions , mêlés aux bâtiments modernes.

Je voudrais capter le Tokyo inconnu d’abord pour moi personnellement, mais également pour mes amis et puis tous ceux qui le souhaitent. C’est tout de même une sorte d’album souvenir personnel de photos de Tokyo.

Le projet continue, à chaque fois que je me promène ma collection de “Tokyo Wall Art” s’agrandit.

Mes amis ont quelques copies mais pour le moment je ne peux pas encore en donner. Les quelques exemplaires que j’ai sont “hand made”.

tokyo wall art photos de tokyo copyright wiktor staniecki
Une façade dans le quartier de Yanaka, Tokyo © Wiktor Staniecki

Et pour finir : tes bons plans photo à partager ?

Une bonne adresse pour s’inspirer c’est le Tokyo Photographic Art Museum à Ebisu. Les expositions sont souvent très intéressantes. La scène artistique à Tokyo est extrêmement riche et inspirante.

Je suis des cours en ligne pour me former sur : lynda.com c’est payant mais il y a souvent des promotions intéressantes, et sur creativelive.com.

Yodobashi Akihabara c’est une sorte de paradis pour les photographes, j’y vais même parfois simplement pour regarder de près certains appareils, ou objectifs. En général, les prix sont moins élevés qu’en Europe.

Envie de tester le matériel avant d’acheter : voici une super adresse pour louer du matériel que l’on trouve sur ton blog (cliquez ici) .

Chez Fujifilm Square à Tokyo Midtown : il faut avoir une carte de crédit et une carte d’identité (à vérifier pour quelqu’un de passage). On peut louer pour une journée entière toute sorte de matériel de photographie pour presque rien. Il faut également passer voir le tout petit musée Fujifilm.

Merci beaucoup Wiktor d’avoir répondu à nos questions ! Nous avons eu la chance d’avoir un exemplaire de Tokyo Wall Art entre les mains pendant l’entretien : vivement qu’il soit publié !

Pour découvrir le travail de Wiktor Staniecki : son site, sa page Facebook, et son compte Instagram.

HM&CD

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