Innovation et startups à Tokyo avec la French Tech Tokyo

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Dans le cadre d’un petit déjeuner de l’association  Femmes Actives Japon, Frédéric Nouel et Célia Boffo sont revenus sur la création de startups à Tokyo en partageant leurs expériences : Qui sont les startups françaises qui s’installent au Japon ? Quelles sont les spécificités de l’écosystème japonais en matière d’innovation et de création d’entreprise ?

Les intervenants : Frédéric Nouel et Célia Boffo

Frédéric Nouel est un entrepreneur Français installé à Tokyo depuis une dizaine d’années. Son domaine ? L’industrie du jeu vidéo. A son arrivée à Tokyo, il enchaîne les missions dans ce secteur, ce qui lui donne l’occasion de rencontrer son futur associé japonais. Ils décident en 2011 de créer leur entreprise, « 3rdKind », une société qui offre un service de publication de jeux pour smartphones sur le marché japonais. Un après ils reçoivent le soutien financier d’un premier fond d’investissements. Ils se lancent juste au bon moment car le Japon, très en avance sur les portables avant l’iPhone, est est en retard sur les softwares. Le modèle de référence est le « free to play », modèle de jeux simples qui intègre de petits paiements. En Europe, l’offre est beaucoup plus sophistiquée et aboutie. C’est cette offre, novatrice pour le Japon, que Frédéric et son associé vont lancer avec succès. Aujourd’hui Frédéric est également co-président de “La French Tech” Tokyo.

Célia Boffo est diplômée de l’INALCO, spécialisée en culture japonaise, langue japonaise et relations internationales. De 2016 à 2018, elle est Attachée au Département Economique de l’Ambassade de France pour l’industrie et les services, elle  travaille en étroite relation avec des représentants des gouvernements français et japonais. Elle participe également au développement de la coopération industrielle entre la France et le Japon, et à la coordination des relations entre les écosystèmes d’innovation français et japonais (French Tech/J-Startup). Désormais en charge de l’Innovation et des Affaires Publiques chez WeAre Pacific, Célia coordonne le programme d’accélération de WeAre Pacific pour les startups de l’industrie 4.0 ainsi que les relations de la société avec les gouvernements. Elle est également membre du Board de “La French Tech Tokyo”.

Les startups et la French Tech

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Le label « French Tech » a été créé en 2013. La French Tech Tokyo a été labellisé il y a deux mois. Elle a pour objectif de favoriser les rencontres entre les entrepreneurs français, les entrepreneurs japonais et les investisseurs et de développer ainsi un réseau. Il n’est en effet pas facile de s’installer au Japon. Le pays attire par son image très «  technologique »  en France. Mais il faut savoir que les partenariats avec les entreprises japonaises sont difficiles à obtenir. Les japonais ont besoin d’être rassurés sur le modèle économique avant d’investir… et cela peut prendre du temps.

Frédéric se félicite de s’être associé avec un japonais dès le début de son aventure car cela lui a permis de comprendre le fonctionnement de l’écosystème japonais, ses contraintes et ses codes. Son implication dans la French Tech lui donne l’opportunité de conseiller les français qui souhaitent mieux appréhender le marché japonais : « Je rencontre des français qui ont pour projet de s’implanter au Japon environ 3 fois par mois. J’ai un seul regret, il y a finalement assez peu de startups qui réussissent leur « scale-up » et deviennent des entreprises de taille moyenne. Il est donc important pour moi de partager mon expérience et de les aider. »

Pour aller plus loin sur la French Tech Tokyo, n’hésitez pas à visiter leur site internet.  Retrouvez également La French Tech sur les réseaux sociaux : Linkedin, FacebookTwitter.

Les startups au Japon

Aujourd’hui de nombreuses Startups up se créent au Japon. Elles seraient environ 10 000 au total. Tous les grands groupes japonais possèdent des accélérateurs ou des incubateurs, et sont prêts à consacrer des fonds pour investir dans les startups innovantes. Les Universités travaillent sur des projets d’open innovation. L’objectif est de répondre aux problématiques actuelles, par exemple le vieillissement de la population. En terme de domaine d’activité, Célia explique : «  j’ai constaté qu’un grand nombre de startups japonaise se lancent dans le domaine de la biologie et des services aux personnes âgées ». « Les Japonais sont par ailleurs en retard dans le domaine des softwares, et les startups étrangères ont toutes leurs chances dans ce domaine ».

On constate en parallèle l’apparition de nouvelles formes de travail avec de plus en plus d’espaces de co-working. Beaucoup de japonais demandent à visiter la station F à Paris pour s’inspirer de cet exemple. Le quartier le plus en pointe à Tokyo ? Shibuya, où se concentrent la plupart des espaces de co-working.

Astuce : le site Angels, Inc vous aidera à créer une société au Japon.

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La place des femmes dans ces startups ?

Celia nous avoue qu’elle n’a pas rencontré de femmes françaises souhaitant s’implanter au Japon. En revanche, l’association «  Startup Lady Japan » se réunit tous les mois à Tokyo pour partager les problématiques des créatrices d’entreprises.

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Et pour terminer un coup de coeur en terme de startup ?

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Un exemple de visuel d’animation : les réponses anonymes apparaissent à l’écran ©Sparkup

Pour Célia, la startup Sparkup a trouvé sa place au Japon. Elle a développé un logiciel d’animation de réunions novateur, qui permet de renforcer les interactions entre les participants.

Le coup de cœur de Frédéric, c’est Agorize, une plate forme d’open-innovation qui permet de recruter des partenaires grâce à des challenges postés sur le site par de grandes entreprises, ou comment faciliter les coopérations entre entreprises et startups.

Merci à Frédéric et Célia pour tous ces conseils. 

HM

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